Nim
est une petite fille de 8 ans vivant avec son père sur une île
sauvage, petit paradis désert au milieu de l'Océan
Indien. Entre ses amis imaginaires et ses animaux de compagnie, elle
ne s'ennuie pas une seule seconde. Lorsque son père est coincé
en mer après un accident et qu'elle se retrouve seule à
devoir défendre son île contre des pirates impitoyables,
elle demande de l'aide au fameux Alex Rover, sans savoir que c'est un
personnage fictif écrit par une romancière solitaire et
agoraphobe. Celle-ci, émue par la détresse de Nim,
décide de traverser le monde pour secourir une petite fille
qu'elle n'a jamais vue.
Celui qui s'attend à trouver là le film du siècle va être bien déçu. Et ce serait dommage car il passerait à côté d'une comédie familiale tout à fait sympathique. Il est évident que celle-ci est destinée à un jeune public. Dans ce but, toute frayeur est rendue à néant (il y avait pourtant un espoir avec ce volcan qui se réveille mais rien), les invraisemblances sont nombreuses (qui a dit qu'un enfant ne réfléchissait pas) ; l'ADSL qui marche sur une île perdue que personne ne connaît, moi je m'incline .Malheureusement il n'y a pas grand chose qui finisse sur du concret, la soit dite 'invasion' est rapidement expédiée tout comme cette rencontre avec un gentil garçon bien rond. De plus, il est dommage que Alexandra rover n'arrive à rejoindre l'île qu'à la fin du film, l'adaptation d'une agoraphobe à la vie sauvage aurait pu être vraiment intéressante. Ceci dit, le film commence bien, en douceur, avec une voie-off toute gentillette qui nous raconte simplement comment (elle croit que) sa maman est décédée sur fond d'animations en reliefs particulièrement bien réussies ainsi que sa vie de rêve sur son île entourée de ses gentils amis et de son papa. S'en suis une transition très fine (comme toutes celles qui sont utilisées tout au long du film, celui-ci ne perdant donc son rythme qu'à cause de quelques longueurs inutiles parsemées à droite à gauche) avec la vie de l'auteure de son bouquin préféré dont la personnalité est à mille lieues du héros de ce dernier. Ce contraste entre les deux personnages est vraiment bien exploité du début à la fin. Jodie Foster apporte une belle touche d'humour au film. Elle est tout à fait exquise en névrosée paniquée à l'idée de sortir de son cocon. Ca nous change mais la fraicheur qui en découle fait du bien. On retrouve avec plaisir Abigail Breslin, toujours aussi pétillante & promue à un bel avenir dans le cinéma. Gérard Butler n'a pas vraiment sa place au milieu de ce duo féminin et peine à s'imposer. Alors, oui, 'L'île de Nim' est un joli film, mignon tout plein qui ravira les plus jeunes. Mais pour ce qui est des grands, il leur manquera ce petit quelque chose qui les fera retomber en enfance et rêver à nouveau de l'aventure... Dommage.
Todd
Anderson, un garçon plutôt timide, est envoyé
dans la prestigieuse académie de Welton, réputée
pour être l'une des plus fermées et austères des
Etats-Unis, là où son frère avait connu de
brillantes études. C'est dans cette université qu'il va
faire la rencontre d'un professeur de lettres anglaises plutôt
étrange, Mr Keating, qui les encourage à toujours
refuser l'ordre établi. Les cours de Mr Keating vont
bouleverser la vie de l'étudiant reservé et de ses
amis...
'Le cercle des poètes disparus' est un de mes films préférés. Il fait partie de ces films qui me font et me feront toujours pleurer à chaque visionnage. Je le considère comme un véritable chef d'oeuvre, je ne me lasse pas de le revoir. C'est un thème fort qu'est l'éducation à cette époque ; ces parents qui façonnent un avenir qu'ils n'ont jamais atteint pour leurs enfants, une preuve d'amour ou une privation de liberté ? ces professeurs qui usent de tous les moyens pour faire régner "tradition, honneur, discipline & excellence" dans une école purement conformiste. Voilà à quoi s'attaque Peter Weir et c'est un défi relevé haut la main, un écrit sans ratures, proche de la perfection. La mise en scène est simple mais belle et touchante à l'image de ses paysages ou de sa musique. A elle seule, elle vous ferait pleurer (Nara by E.S Posthumus). On se laisse emporter par cette re-découverte de la poésie puis revenir à la dure réalité qui entoure ces jeunes, soumis à leurs parents, leur éducation trouvant en Monsieur Keating, un espoir, une raison d'être, de penser, d'exister soi-même, de faire naitre sa personnalité et de la garder face aux 'autres'. On ne peut s'empêcher de s'attacher à ce dernier et à ses élèves ce qui rend la fin d'autant plus tragique et profondément triste. La scène finale où les élèves se mettent debout sur leurs tables pour rendre un dernier hommage à celui qui leur a tant appris me donne toujours des frissons. Parce que pendant tout le film, on s'est rapprochés, on a connu petit à petit chacun d'eux, on les a découverts, on les a vu évoluer, changer de façon de penser, de voir la vie. Pour moi c'est ça la plus belle richesse du film, parler d'un thème fort sans jamais tomber dans l'irréaliste ou la mièvrerie, voilà ce qui le rend si fabuleux. Quant aux acteurs, je regrette de ne plus en voir la plupart aujourd'hui, ils ont tous un talent très prometteur qui donnait à être connu. Parmi eux, Robert Sean Leonard, une vrai révélation, que l'on peut suivre dorénavant sous les traits du meilleur ami du Docteur [H]ouse à cent lieues de celui de Neil Perry mais toujours aussi doué. Enfin, je voudrais finir sur Robin Williams, je ne l'avais jamais vu si investi, si profond, si transcendant dans un film. Il est tout simplement grandiose, qui n'a jamais rêvé d'un professeur tel que Mr Keating ? Il rend ce dernier héroïque et attachant. Une bien belle réussite...Si vous avez l'occasion un jour de voir 'Le cercle des Poètes Disparus', je vous le conseille. Les âmes sensibles seront comblées et les fortes certainement attendries par tant d'émotions.
Avec Robin Williams, Ethan Hawke, Robert Sean Leonard, ...
Année de production : 1989
Pour
remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix
d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix
devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César,
au cours d'une Olympiade.
C'est la première fois que je vais voir un film pour lequel je m'attends à une daube. Surtout que les critiques étaient très unanimement dures avec 'Astérix aux JO'. Mais après l'avoir vu, je peux vous dire que c'est loin d'être un film exceptionnel mais de là à la qualifier d'un flop monumental... Alors d'accord, le scénario est un peu plat et certains dialogues inintéressants. En plus,le 3d est bien maitrisé mais on sent le 'faux' surtout au début du film (les décors sont bien mieux et plus réalistes dans 'Astérix contre César'). Mais il faut avouer que le film a tout misé sur son casting ; le duo Cornillac/Depardieu marche mieux que je le craignais, ils nous offrent un jeu plutôt en retenue mais bien plus 'fort' qui a quand même tendance à se laisser marcher dessus par la (très bonne) paire Delon/ Poelvoorde, qui fait des étincelles et excelle en relation père/fils faisant d'eux le principal atout du film. Soyons clair, le couple Rousseau/Hessler est particulièrement 'gnangnan' et surjoué en plus de ça, je n'ai pas du tout aimé. Je préférais bien plus Arielle Dombasle en Madame Agecanonix que Adriana Karembeu, un change perdu. Le constat est donc très mitigé, le film ne joue pas dans l'innovation (avec un budget pareil on préfère rester dans le classique et c'est bien dommage) mais il y a quelques passages plutôt marrants et la fameuse réplique césarienne 'Avé moi' restera surement gravée. J'aime beaucoup la scène où Brutus s'imagine en seul maître et demande une tortue façon animale à ses soldats... Par contre j'ai été déçue par la scène finale ; le plaisir de retrouver Debbouze (alias Numérobis) passe vite, les gags s'enchaînent, mais les sourires ne sont plus que esquissés (et encore..). C'est trop, beaucoup trop. Une succession de stars apparemment là pour favoriser l'audience était inutile et rend cette fin longue et lassante. Un vrai panneau publicitaire. J'ai passé un moment plutôt sympathique à aller voir ce film mais je reste plutôt sceptique... On regrette l'indétronable 'Astérix & Obélix : mission Cléôpatre'..'Astérix aux Jeux Olympiques' est ce genre de film dont il vaut mieux se faire sa propre opinion soi-même...
Avec Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon, ...
Année de production : 2008

Juno McGuff, 16 ans, tombe enceinte accidentellement après avoir couché avec Bleeker, alors qu'elle s'ennuyait. Elle décide alors de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage..
Je suis tout à fait d'accord avec les critiques ; ce film est un petit bijou. Un phénomène à l'image de 'Little Miss Sunshine', on l'y attendait pas et pourtant on est tous séduit par un scénario tout en finesse. Les clichés sont évités avec brio, on est loin d'une comédie pour adolescents plate et sans intérêt. Le thème abordé est fort mais en tombe jamais dans l'ennui ou la lassitude. La mise en scène est on-ne-peut-plus simple mais très réussie. Ellen Page est une vraie révélation ( si vous regardez j'en ai quasiment une par film XD ), elle a une bouille adorable et un talent très prometteur. C'est elle qui donne tant de réalisme à son personnage. Il est facile pour une fille de mon âge de s'identifier à Juno, ses déboires, le lycée, même plus vieux je pense qu'on peut se reconnaitre en elle. On s'attache à elle et cela donne un flot d'émotions et de tendresse. Les autres acteurs sont très bons (Jennifer Garner & Jason Bateman apportent une complexité aux futurs parents très agréable) , les dialogues explosifs et plutôt amusants, le tout est à savourer. A noter une bande originale vraiment entrainante et qui donne une ambiance encore plus confinée et joyeuse ( All I Want Is You by Barry Louis Polisar ). Sans oublier un générique original, plein d'entrain. J'aime beaucoup l'écriture choisie pour marquer 'Juno' et les autres noms des participants au film, y a comme une allure 'jeune' mais très sympathique. A voir donc ici. Il y a parfois quelques longueurs mais on pardonne tout à cet élan de sensibilité et de bonne humeur.
Avec Ellen Page, Michael Cera, Jennifer Garner, ...
Année de production : 2007